ORDRE MARTINISTE DES RITES UNIS

20 mai 2019

Defoe

La vraie grandeur
Consiste à être maître de soi-même.

Daniel Defoe.

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12 mai 2019

Giordano Bruno

Le sage est celui qui cherche, non pour enfermer le monde dans la prison des concepts mais pour découvrir le foisonnement universel de la vie, pour ne faire qu'un avec cette puissance créatrice et devenir créateur lui-même.

Giordano Bruno

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07 mai 2019

Le poème de l'âme

 

« Tombé du plus élevé des cieux, une colombe est en toi, noble et fière.
Nul voile ne la cache et pourtant nul regard même d’initié ne la voit
Malgré elle en toi, peut-être souffrira-t-elle un jour de te quitter.
D’abord révoltée, elle a peiné à s’adapter, puis s’est habituée à ce corps pour elle désert et vide
Elle a fini, je crois, par oublier son monde originel dont elle était inconsolable
Elle a quitté pour toi son séjour céleste pour tomber en ce terrain aride
La lourde matière s’est attachée à elle et elle a vécu en ton corps, ruine périssable.
A évoquer sa vie au monde des esprits, elle pleure des larmes sans fin
Et jette sa plainte sur ces vestiges, jouets des quatre vents
L’épais réseau l’enserre, une cage la tient éloignée de l’immense maison
Jusqu’au moment du départ vers le foyer des âmes et le champ sans mesure
Alors séparée de ton corps de poussière désormais seul
Elle dormait et, le voile levé, voit ce que ses yeux de sommeil ne pouvaient voir.
Elle roucoule alors du sommet du sommet du Haut-Mont, la Connaissance y porte les plus faibles
Qu’est-elle descendue des Cieux vers ce bas-monde misérable ?
Si Dieu l’y a précipitée, son intention reste cachée au plus subtil entendement des hommes,
S’il le fallait pour qu’elle entende le jamais entendu,
Pour l’instruire de ce que les mondes cachent, quelle faillite.
Le temps lui a coupé la route, couchée sans plus d’espoir de se lever elle a été
Pour toi comme un éclair jailli du ciel puis disparu, et c’est comme s’il n’avait jamais brillé.
Réponds à la clarté du feu de la science à cette question qui m’obsède ».

Traduction H.Jahier - A.Nourredine, Publications de la Faculté  d’Alger 1960.

En arabe Ibn Sina. (Afchana 980 - Hamadhan 1037). Médecin et philosophe iranien. Il fut l’un des savants les plus remarquables de l’Orient. Son « Canon de la médecine » et son interprétation d’Aristote eurent une influence considérable en Europe jusqu’au XVIIe siècle.

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21 avril 2019

La Science Martiniste. III et fin.

BUT DE LA SCIENCE MARTINISTE

Et maintenant que je vous ai dit ce qu'est notre science et comment vous pourrez l'obtenir, il me reste à indiquer, en concluant, comment vous devrez l'employer.

C'est une noble idée d'Aristote que celle-ci : le savoir a sa fin en lui-même, on doit le rechercher en dehors de tout profit personnel. Et, en effet, vous le savez, mon frère, vous ne pourriez assujettir la recherche scientifique à quelque pensée de lucre ou même d'honneur mondain sans manquer gravement aux principes fondamentaux de notre Ordre.

Vous devez aimer la science pour elle-même, pour les jouissances si pures qu'elle nous donne - seules jouissances qui ne laissent pas de regrets -. Vous devez l'aimer parce qu'elle donne à l'esprit le calme et la paix intérieures, parce qu'elle lui fait trouver le bonheur dans la conscience même de sa force.

Et cependant il est possible de trouver à la science un but plus élevé encore. Faire son propre bien est légitime, faire le bien d'autrui est méritoire. Or c'est ce que la science vous permet d'accomplir.

La science, en effet, est essentiellement communicable ; elle se transmet sans s'amoindrir, elle semble même se fortifier en celui qui la possédait par sa transmission même.

Donnez donc largement à autrui, mon frère, la science que vous possédez ; enseignez ce que vous savez, c'est le meilleur moyen d'apprendre davantage. En instruisant vos semblables, comme c'est le devoir de tout initiateur martiniste, vous mettrez un peu plus de joie dans leur cœur et dans le vôtre, vous collaborerez à l'œuvre éternelle de Dieu.

La vraie grandeur de notre science, c'est qu'elle permet de faire le bien.

F:::8e

FIN

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14 avril 2019

La Science Martiniste. II

MOYENS D'ATTEINDRE LA SCIENCE MARTINISTE

J'ai pour vous, mon frère, défini la science martiniste ; je dois vous dire brièvement par quels moyens vous l'atteindrez.

Pratiquer les méthodes de la science profane, c'est nécessaire, puisque par aucune autre vous ne sauriez mieux pénétrer le détail et l'analyse des choses. Mais où puiserez-vous les idées directrices qui vous permettront d'en faire la synthèse ? C'est ce qu'il faut vous indiquer en peu de mots.

D'abord l'étude et la méditation de nos symboles vous seront précieuses. Vous connaissez déjà le rituel des trois degrés d'initiation ; vous avez appris à décomposer et à recomposer le remarquable pantacle qu'exprime le cachet même de l'Ordre Martiniste. Exercez-vous davantage encore, mon frère, à ces travaux. Je puis vous dire que, si avancé que vous soyez dans notre science, vous y trouverez toujours un haut profit intellectuel.

Ces symboles sont de telle sorte qu'ils prêtent à un nombre infini d'applications, de combinaisons nouvelles. Il suffit d'y réfléchir pour leur en découvrir d'ignorées. C'est la méthode de l'initiation orientale de fixer ainsi l'esprit du néophyte sur un seul livre, sur un seul symbole, pour lui faire rendre tout ce qu'il saura en tirer. Nous aimons mieux d'ordinaire, en Occident, ouvrir l'esprit que le concentrer. C'est une autre méthode qui a aussi ses avantages. Mais elle ne doit pas exclure la première. Méditez donc, et méditez profondément les signes martinistes ; libre à vous d'ailleurs, si vous voulez une plus grande variété d'exercices, d'appliquer ensuite cette méthode à d'autres objets, et, par exemple, à l'interprétation des symboles des principales religions, toutes inspirées au fond, vous le savez, par un même ésotérisme dont nos signes à nous vous donnent la clef.

Voilà donc un premier mode d'étude : la méditation de nos symboles. En voici un second : la lecture de nos maîtres. Lisez, mon frère, lisez passionnément les œuvres de Martinez de Pasqualis et surtout de Saint-Martin.

Vous savez combien elles sont difficiles, combien l'interprétation en est encore, sur certains points, incertaine et douteuse. Pourtant, vous connaissez déjà assez de métaphysique pour pouvoir avancer dans cette lecture, pour pouvoir en retirer un grand fruit. En Saint-Martin est condensée toute la moelle des plus nobles philosophies et des plus hautes religions.

Pythagore, Platon, et Plotin se retrouvent dans ses pages ; l'âme de Jésus a inspiré leur auteur. Nulle part, je crois, vous ne rencontrerez une telle profondeur métaphysique, unie à une telle ardeur, à une telle pureté morale. L'esprit s'élève à ce contact ; le cœur s'y ennoblit ; l'homme tout entier se sent par lui transformé, rapproché de son auteur, rendu à sa divine essence.

Est-ce tout ? Non, mon frère, il est encore une autre source de la science plus abondante que les autres.

La science ne se trouve tout entière ni dans les symboles, ni dans les livres, elle est, mon frère, en vous-mêmes. Je vous l'ai dit tout à l'heure, c'est vous qu'il faut connaître, si vous voulez comprendre tout le reste. C'est donc vous-mêmes qu'il vous faut étudier.

La sagesse antique l'avait dit : l'examen de conscience journalier prescrit par Pythagore, le « connais-toi toi-même... » de Socrate, ne sont pas autre chose ; et c'est aussi l'enseignement des mystiques de tout temps et de toute religion.

Enfermez-vous en vous-mêmes, demandez-vous à vous-mêmes ce qu'est l'essence de l'âme, de la vie et de l'être. Vous seul pouvez vous répondre. Les livres ne vous diront rien si le cœur ne vous éclaire. Pensez beaucoup, réfléchissez sur tout ce que vous entendrez, ne vous laissez jamais dominer par l'opinion de qui que ce soit, au point de croire une chose sur la simple parole d'autrui. Demandez-vous toujours, au contraire, si ce qui se dit autour de vous est conforme à ce que votre raison personnelle vous enseigne ; et, s'il ne l'est pas, rejetez-le impitoyablement.

Le libre examen, mon frère, ne l'oubliez jamais, est de l'essence du martinisme. La foi chez nous dérive de la raison ; loin d'être une abnégation de notre être propre, elle en est l'affirmation la plus haute.

 

... A SUIVRE ...

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07 avril 2019

Nivellement

Le nivellement est dans tous les domaines le prélude à la mort.

Puranas, Inde.

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La Science Martiniste. I

Discours prononcé à la réception du Frère 19e au Suprême Conseil, le 25 novembre1892.

Publié dans la revue L'Initiation, 18e Volume, 6e année, n° 5, de février 1893.

Discours qu'il serait sans doute bon de lire, de relire et de faire encore relire à tous ceux, ou toutes celles, qui accèdent à des "postes à responsabilités" (sic!) au sein de structure initiatique.

Ce discours donne aussi un programme à suivre pour faire "carrière" dans le martinisme.

 

Mon frère,

Je n'ai pas la prétention de faire un discours, ni même de vous donner un enseignement. Par vos mérites personnels, par la volonté de Dieu et par l'élection de vos pairs, vous avez conquis le grade de S.I. et vous avez été élevé aux honneurs du Suprême Conseil. Vous êtes donc mon égal et je ne crois pas pouvoir rien vous apprendre.

Pourtant le Suprême Conseil a voulu qu'au moment où vous entrez dans son sein, une exhortation vous fût adressée, qui vous rappelât les caractères de cette science martiniste que vous allez avoir à enseigner à votre tour.

Le Suprême Conseil m'a fait l'honneur de me choisir pour vous adresser ces quelques paroles, et je l'en remercie profondément. J'aurai donc à vous rappeler la nature de la science martiniste, les moyens de l'acquérir, et le but qu'elle poursuit.

NATURE DE LA SCIENCE MARTINISTE

Commençons donc par définir la nature de la science martiniste.

Mais tout d'abord y a-t-il une science martiniste ? Notre science n'est-elle pas celle de tout le monde ? Avons-nous la prétention de posséder une science cachée à tous les autres hommes ? A cette question, il faut répondre par une distinction. Notre science a le même objet que la science profane, mais elle a un autre esprit. Voilà toute la solution du problème.

Notre science, dis-je, a le même objet que la science profane. Elle étudie les mêmes choses, sans en excepter bien entendu ces sciences occultes que le vulgaire craint ou méprise.

Bien plus, elle accepte pour sérieuses les méthodes de la science profane, elle tient pour avérés ses résultats. Tout ce qui est démontré scientifiquement est admis par nous sans difficultés et sans réserves. A la différence de certaines Eglises, nous n'avons aucune défiance des progrès de l'esprit positif : nous savons qu'aucune vérité ne peut contredire les vérités supérieures, et que tout ce qui est vrai est bon à dire et à méditer.

Nous sommes donc heureux des progrès de la science positive ; nous cherchons même, dans la mesure de nos forces, à y contribuer. Tout ce qui se fait de ce côté est chez nous le bienvenu.

Mais est-ce à dire que nous nous en tenions aux enseignements de la science positive ? Non, mon frère, et c'est ici que vous apparaîtra l'originalité de la science martiniste. Les résultats de la science positive sont des résultats fragmentaires et discontinus. Chacune des sciences en lesquelles elle se fractionne, vit dans un isolement jaloux des autres sciences ; dans chaque science plusieurs écoles sont en opposition sur les principes les plus fondamentaux. Une tentative de synthèse est-elle faite, ce n'est le plus souvent qu'une apparence de synthèse, ayant pour unique but de décider les écoles dissidentes à se rallier aux théories de l'une d'entre elles, ou de subordonner les sciences voisines à celles que pratique l'auteur de la tentative. L'esprit du martinisme, mon frère, est plus large. C'est l'esprit de la vraie synthèse. Nous ne voulons pas demeurer dans le domaine des vérités analytiques, parce que l'esprit humain, qui est un, a besoin d'une vérité une. Mais nous ne voulons pas non plus d'une synthèse arbitrairement faite. Nous voulons d'une synthèse rationnelle, qui respecte tous les faits acquis, qui tienne compte de toutes les théories sérieuses, mais qui en même temps n'en exagère aucune, et montre à chacune qu'elle a besoin de se compléter par toutes les autres, de façon à faire, de toutes ces vérités incomplètes qui sont nuisibles si on les prend pour la vérité totale, les matériaux de l'édifice durable, de l'édifice complet et bienfaisant de la science.

Mais comment cette synthèse peut-elle se faire ? Elle se fera au moyen de la grande loi qui forme le centre de tout enseignement hermétique, de la loi d'analogie. L'analogie n'est pas une identité totale : nous ne prétendons pas que tous les phénomènes sont identiques et régis par des lois identiques, que toutes les sciences ne sont qu'une même science. Mais l'analogie est une identité partielle : ce que nous prétendons, c'est que, à côté de leurs différences, tous les faits présentent des ressemblances ; que, parmi les lois qui les régissent, si certaines sont spéciales à certains d'entre eux, celles-là mêmes pourtant rappellent les lois qui règnent ailleurs ; qu'ainsi entre les sciences il y a à la fois distinction et relation. La loi d'analogie, en un mot, met la hiérarchie dans l'univers et dans la connaissance. Elle nous fait reconnaître qu'il y a dans le monde plusieurs plans distincts, qu'il serait téméraire de confondre, mais elle nous montre qu'en même temps chacun de ses plans reflète le plan supérieur. Ainsi elle nous fait comprendre, mieux que Platon, la véritable conciliation de l'un et du multiple, et, mieux que Hegel, la véritable identification des contraires dans l'absolu. Et pour envisager une métaphysique plus récente, elle nous montre à la fois ce qu'il y a de vrai et ce qu'il y a d'excessif dans l'évolutionnisme, en établissant qu'à côté de la liaison des êtres, il faut tenir compte aussi de la hiérarchie de leurs essences.

Je ne puis, mon frère, développer ces considérations qui déjà sans doute vous sont familières. Mais je dois pourtant indiquer encore un point. Si toutes ces choses sont ainsi analogues, la connaissance de l'une d'entre elles éclaire donc singulièrement l'étude de toutes les autres. Il importe donc essentiellement de bien choisir son point de départ, de bien déterminer cet objet initial dont l'étude doit précéder et permettre toute autre recherche. Or, quel doit être cet objet initial ?

La science profane répond : c'est l'objet le plus simple, c'est-à-dire le vivant rudimentaire, le protoplasma, ou plutôt encore l'élément inorganique, l'atome : en effet, dit-elle, c'est la connaissance du simple qui doit ouvrir les voies à la connaissance du complexe. Tout spécieux qu'il est, ce raisonnement n'est pas décisif. Car si l'esprit de l'homme est, il est vrai, plus complexe que la cellule de l'atome, il a cependant sur eux, pour l'étude que nous pouvons en faire, un avantage considérable. Notre esprit, en effet, c'est nous-mêmes ; et nous avons, pour le connaître, ce sûr moyen d'investigation, la conscience.

Au contraire la cellule et l'atome, tout simples qu'ils soient, nous sont à proprement parler impénétrables, par cela seul qu'ils sont autres que nous. Ainsi, le seul être que nous connaissions directement, c'est nous-mêmes ; tous les autres, nous ne les pouvons connaître que par analogie avec celui-là. La science profane va de l'univers à l'homme ; la science martiniste va de l'homme à l'univers. Aussi la première ne peut-elle qu'analyser et énumérer ; la seconde seule explique, parce que seule elle a un principe d'interprétation et de lumière. Expliquer l'univers par l'homme, c'est la devise même de Saint-Martin, du maître dont nous invoquons ici avec respect la glorieuse, l'impérissable mémoire.

 

... A SUIVRE ...

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30 mars 2019

Rumi

A l'instant où tu es venu au monde, une échelle est devant toi. Cette ascension n'est pas celle d'un homme vers la lune mais celle de la canne à sucre jusqu'au sucre.

Rumi

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24 mars 2019

Protocole d'Unification.... III et fin

... Suite et fin.

Article 9.
- Le Cercle Extérieur dit « de Saint-Martin » étant ainsi et ipso facto le Séminaire et la pépinière du Cercle Intérieur dit « des Elus-Cohen » transmet, à celui-ci, les candidatures émanant de ses propres Groupes et sous-groupes (habituels « cercles d'études martinistes ») et visant à l'accès aux « Hauts-Grades » de L'ORDRE MARTINISTE.

Article 10. - Chacune des candidatures ainsi transmises devra être accompagnée d'une fiche signalétique donnant le « curriculum vitae » du candidat, tant au point de vue profane qu'initiatique, et accompagnée d'un avis de ses supérieurs hiérarchiques contre-visé par le Souverain Grande-Maître lui-même ou le Grand-Maître adjoint.

Article 11. - Tout Membre de l'ORDRE MARTINISTE exclu de l'un des Groupements constitutifs ci-dessus décrits est, de ce fait même, exclu de l'autre (sauf cas particuliers à débattre au sein de la, « Cham­bre de Liaison »).

Article 12. -- Le Cercle Extérieur dit « de Saint-Martin » étant ainsi le séminaire du Cercle Intérieur dit « des Elus-Cohen » assure à ses Membres le double enseignement cardiaque et opératif. Ce dernier comporte donc, entre autres, l'étude de la Théurgie martinéziste, de la Kabbale pratique, de l'Occultisme général. En aucun cas le Cercle Extérieur ne transmettra, pour accès éventuel aux Hauts Grades, la candidature d'un Membre que l'observation et l'expérience démontreront uniquement préoccupé de réalisations ou d'expérimentations incompatibles avec l'esprit martiniste, dépourvu d'une FOI CHRETIENNE TOTALE ET SINCERE, et qui aura témoigné de son indifférence pour les techniques de la « Voie cardiaque » de Louis-Claude de Saint-Martin.

Article 13. - Le Cercle Intérieur assurera, en toute et totale fraternité, par l'intermédiaire des Membres de ses « Loges de Perfection » et « Chapitres », au moyen de conférences, cours, etc., l'enseignement nécessaire aux candidats à la « Voie opérative ». En aucun, cas les Membres de L' ORDRE MARTINISTE titulaires des premiers degrés dits « de Saint-Martin » (Cercle Extérieur) et désireux de ne se consacrer qu'à la seule « Voie cardiaque », ne seront exclus, pour ce motif, des conférences, cours, enseignements, etc. En effet, l'accès aux dits cours et autres formes d'enseignement leur sera aussi libéralement consenti qu'aux autres Membres.

Article 14. - Le CERCLE EXTERIEUR dit « de Saint-Martin », outre les travaux actuels de ses Groupes et sous-groupes (cercles habituels d'études martinistes) reprend donc et amplifie, dans ses Groupes, à compter de la signature des présentes dispositions, les études classiques déjà effectuées du temps de PAPUS, à savoir : Théosophie chrétienne, Gnose, Kabbale, Philosophie hermétique, Théurgie, etc.

[ 63 ] Article 15. - L'ORDRE MARTINISTE ainsi unifié est couronné, à son sommet, par un Organisme suprême qui prend le nom de « Souverain Directoire de l'Ordre Martiniste ». Il est constitué du Souverain Grand-Maître et du Souverain Grand-Commandeur actuels assistés, chacun, d'un « triangle » de « Grands Officiers » désignés respectivement par chacun d'eux. Le Souverain Directoire de l'ORDRE MARTINISTE comprend donc HUIT Membres.

Article 16. - Tous règlements secondaires et toutes mesures complémentaires de mise en application des présentes dispositions seront ultérieurement mis au point et précisés par ledit Souverain Directoire.

 

Fait à PARIS, en double exemplaire, ce dimanche 28 octobre 1962 A.D., signé et scellé des deux Grands-Maîtres.

Docteur Philippe ENCAUSSE. « Jean » Robert AMBELAIN. « Aurifer »

 

 

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17 mars 2019

Protocole d'Unification... II

 

Suite.....

Article 1er. - L'ORDRE MARTINISTE, dit « O:::M::: », et l'ORDRE MARTINISTE DES ELUS-COHEN, dit « O:::M:::E:::C::: », ne constituent plus, à la date du dimanche 28 octobre 1962, 17 heures, QU'UN SEUL ET UNIQUE ORDRE.

Article 2. - Le nouvel Ordre ainsi constitué reprend et conserve le nom d'« ORDRE MARTINISTE » par suite de la fusion de l'O:::M::: et de l'O:::M:::E:::C:::.

Article 3. - Ledit ORDRE MARTINISTE conserve avec l'Eglise Gnostique Apostolique Universelle les liens spirituels et fraternels établis par PAPUS et DOINEL en 1893, révisés et mis plus complètement au point par le T:::I::: et regretté F::: Jean BRICAUD, en accord avec le T:::I::: et regretté F:::PAPUS, en 1911 (Cf. entre autres documents la revue l'INITIATION du mois d'août 1911, page 178).

Article 4. - L'ORDRE MARTINISTE conserve avec l'ORDRE KABBALISTIQUE DE LA ROSE + CROIX les liens traditionnels établis du vivant des TT:::II::: et regrettés FF::: Stanislas de GUAITA et PAPUS. Ledit Ordre Kabbalistique de la Rose + Croix persiste à n'admettre en son sein, aux degrés de « Bachelier », « Licencié », « Docteur en Kabbale » que des Membres masculins de l'O:::M::: titulaires du 3e degré : « Supérieur Inconnu », à l'exclusion de tout autre Organisme initiatique.

Article 5. - L'ORDRE MARTINISTE ainsi reconstitué se subdivise en deux organisations initiatiques distinctes :

a)    Un CERCLE EXTERIEUR dit « Ordre de Saint-Martin », correspondant d'une part à l'ancien « Ordre Martiniste » et, d'autre part, à l'ancien Ordre Extérieur de l'O:::M:::E:::C:::, et groupant les Membres -- des deux sexes - titulaires des degrés ci-après : « Associé » - « Ini­tié » - « Supérieur Inconnu » - « Supérieur Inconnu Libre Initiateur » ou « S:::I::: Initiateur » ou « S:::I::: 4 » (ce quatrième degré étant exclusivement MASCULIN sauf cas exceptionnels soumis à l'appréciation de la CHAMBRE de DIRECTION de l'ORDRE). C'est là l'« ORDRE MAR­TINISTE » classique ;

b)    Un CERCLE INTERIEUR dit « Ordre des Elus-Cohen », correspondant à l'ancien Ordre intérieur de l'O:::M:::E:::C::: et groupant les Membres - masculins - des degrés ci-après : « Maître Elu-Cohen » - « Chevalier d'Orient » - « Commandeur d'Orient » - « Réau + Croix » (les femmes ne sont pas admises dans cet Ordre).

Article 6. - Le T:::I:::F::: Philippe ENCAUSSE gouverne ad-vitam, conformément aux usages, constitutions et règlements généraux actuels de l'ORDRE MARTINISTE les Groupes et Sous-Groupes (« cercles d'études martinistes » des degrés dits « de Saint-Martin », avec le titre de « SOUVERAIN GRAND-MAITRE ».

Le T:::I:::F::: Robert AMBELAIN gouverne ad-vitam, conformément aux usages, constitutions et règlements généraux actuels de l'ORDRE MARTINISTE des ELUS-COHEN, les Loges de Perfection et Chapitres martinistes des degrés ci-après : « Maître Elu-Cohen » - « Chevalier d'Orient » - « Commandeur d'Orient » - « REAU + CROIX », avec le titre de « SOUVERAIN GRAND-COMMANDEUR ».

Article 7. - Calquée sur l'organisation du RITE ECOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTE (constitué de la Grande Loge de France et du Suprême Conseil du Rite Ecossais) la nouvelle organisation martiniste se compose [ 62 ] donc de DEUX Formations initiatiques, de DEUX Branches distinctes, indépendantes l'une de l'autre mais relevant du seul « ORDRE MARTI­NISTE » et ayant respectivement à leur tête un « Souverain Grand-Maître » et un « Souverain Grand-Commandeur ».

Article 8. - Un organisme de liaison réglera l'harmonisation entre ces deux formations, avec les pouvoirs magistraux habituels. Il s'agit de l'actuelle « Chambre de Direction » de l'« Union des Ordres Martinistes ». Un nouveau règlement intérieur précisera le fonctionnement de ladite Chambre qui prendra le nom de « CHAMBRE DE LIAISON ».

.... A suivre....

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