"Cela étant ainsi, ô Asclépios, et vous qui êtes présents, sachez que le monde intelligible, c’est-à-dire Dieu, qui n’est perçu que par le regard de l’intelligence, est incorporel, rien qu’il ne peut se mêler à sa nature rien de corporel, rien qui puisse être défini par la qualité, la quantité ou le nombre, car il n’y a rien de pareil en lui.
"Ce monde, qu’on nomme sensible, est le réceptacle de toutes les apparences sensibles, des qualités des corps, et tout cet ensemble ne peut exister sans Dieu. Car Dieu est tout, et tout vient de lui et dépend de sa volonté ; il renferme tout ce qui est bon, convenable, sage, inimitable, sensible pour lui seul, intelligible pour lui seul. Hors de lui rien n’a été, rien n’est, rien ne sera ; car tout vient de lui, est en lui et par lui : les qualités multiples, les plus grandes quantités, les grandeurs qui dépassent toute mesure, les espèces de toutes formes. …
"

Extrait de "Hermès Trismégiste" Louis Ménard. Livre II, Discours d'Initiation. Chap. XII.