Voici un second extrait du livre : "Le Martinisme. les Serviteurs Inconnus du Christianisme" de Jean-Louis de Biasi paru en 1997 aux éditions de la SEPP.

 

... Le lieu dans lequel les martinistes se réunissent est appelé sous des noms divers : Loge, Temple, lieu de réunion, etc. Bien évidemment des nuances existent entre chacun de ces noms. Si nous laissons de côté les qualificatifs du groupe lui-même, nous pouvons nous intéresser au lieu de réunion.

  A l’époque de Martinès de Pasqually, une pièce d’une surface assez importante était requise pour pouvoir conduire les opérations. En effet un certain nombre de signes, cercles, symboles devaient être tracés sur le sol. De plus, de nombreux luminaires étaient placés à certains points précis de ces figures. Il en était de même dans les opérations théurgiques de groupe. Quant aux réunions proprement maçonniques des Elus-Cohens l’arrangement du local ne se distinguait pas considérablement de ce qui existait pour les autres maçons.

  A l’époque de Papus, le décor du temple était au début des plus simples. Un simple lieu dans lequel une table couverte d’une nappe servait d’autel. Sur le mur de l’Orient le pentacle martiniste. Le Président du groupe se tenait derrière cet autel et présidait aux travaux.

  Un peu plus tard les rituels de l’Ordre martiniste dressés par Teder prévoyaient un décor beaucoup plus important et se rapprochant du décor maçonnique. Le temple était divisé en plusieurs espaces. Selon les degrés auxquels on travaillait, on tendait des tentures de différentes couleurs, des symboles étaient rajoutés ou voilés, etc.

  Selon les rites pratiqués, les Ordres contemporains se rattachent à tel ou tel décor spécifique. Le décor justifie l’utilisation d’un temple installé dans une pièce exclusivement consacrée à ces activités. Dans d’autres cas de rites moins complexes, les réunions se tiennent chez des particuliers qui installent la pièce pour l’occasion et la désinstallent ensuite. Il existe dans ce cas des rites simplifiés de purification et de consécration de la pièce exécutés avant la réunion.

  En effet, le temple est considéré comme un espace sacré dans lequel celui qui n’a pas été initié n’a pas accès. Les différents symboles sont des éléments renvoyant à des concepts et des idées qui développent telle ou telle idée de la tradition martiniste.

  On retrouve souvent le pentacle martiniste, le portrait de Louis Claude de Saint-Martin, l’autel sur lequel se trouve la nappe triangulaire aux trois couleurs noir, rouge blanc, le fauteuil des Maîtres passés recouvert du manteau blanc, le flambeau des Maîtres passés, la Bible, le maillet, le masque, etc.

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